Les corrections de votre manuscrit

Je n'insisterai jamais assez sur ce point : il est impensable d'envoyer un manuscrit ni corrigé, ni conforme aux attentes de mise en page.

Un livre est une production littéraire. À ce titre, il incarne une perfection de la langue française : il ne doit comporter aucune faute d'aucune forme.

Pour être "parfait", votre manuscrit est normalement soumis par votre éditeur à un correcteur. Enfin, cela devient de moins en moins vrai : beaucoup de maisons décident de ne plus payer les frais de correction et publient essentiellement des manuscrits presque parfaits où quelques relectures de l'éditeur suffisent pour corriger le peu d'erreurs. C'est d'ailleurs ainsi que nous voyons de plus en plus de romans paraître avec des coquilles ou quelques fautes (les éditeurs, aussi bons soient-ils, ne sont pas correcteurs).

Si vous envoyez un manuscrit non corrigé, vous prenez le risque d'être refusé. Aucun éditeur n'a envie de payer des frais de correction pour un primo romancier, à moins vraiment que votre manuscrit soit IN-CRO-YA-BLE.

Je vais être très franche avec vous : tous les manuscrits sont remplis de fautes, y compris ceux d'auteurs "bons" en français. Quand il s'agit de son propre texte, on ne voit plus rien et on laisse passer des erreurs diverses et variées. Et c'est normal !

FAIRE L'ÉCONOMIE D'UNE CORRECTION SÉRIEUSE EST UNE VÉRITABLE ERREUR.

Attention toutefois, la correction doit avoir lieu quand vous êtes certain d'avoir entre les mains la version que vous voulez présenter aux éditeurs, pas avant.

 

Voici ce que comprennent mes corrections :

La correction de mise en page

C'est une correction classique qui reprend les codes exigés par les grandes maisons d'édition pour la mise en page de votre manuscrit.

En effet, la mise en page joue un très grand rôle dans la présentation d'un manuscrit, même si l'on peut penser qu'il ne s'agit que d'une question de forme et que seul compte le fond... 

Ayez en tête qu'une maison d'édition reçoit en moyenne 25 manuscrits par jour, donc une centaine par semaine. Un manuscrit dont la forme a l'air bâclé ne fait pas envie et risque déjà d'être recalé au premier tri.

Au même titre que vous n'envoyez pas un CV imprimé sur du papier toilette, vous devez mettre votre manuscrit en valeur. Tout d'abord, parce qu'il représente des heures de labeur, le vôtre. Ensuite, parce que c'est un bel objet, une œuvre, vraiment, ne le perdez jamais de vue. Enfin, parce que les éditeurs préfèrent investir le moins possible dans les manuscrits d'auteurs inconnus. 

Dernier point : en présentant votre manuscrit, vous entrez dans un monde qui a ses codes et ses lois, que vous devez respecter. Aujourd'hui, on trouve sur les sites des éditeurs les conseils de mise en page. En faire fi, c'est clairement annoncer que l'on ne s'est même pas renseigné sur les attentes de la Maison, à laquelle pourtant on demande de choisir notre manuscrit à la place d'autres !

La correction de syntaxe, orthographique et grammaticale

C'est le B.A.BA avant tout envoi. Votre manuscrit doit être écrit en langue française, et ceci de façon impeccable. Au même titre que vous n'imaginez pas un chanteur envoyer une démo avec des notes fausses, vous devez offrir à votre manuscrit une écriture irréprochable.

N'oubliez pas qu'un manuscrit n'a pas que vocation à raconter une histoire, il est aussi une œuvre littéraire, donc un véritable exercice autour de la langue française.

Les suggestions

Comme leur nom l'indique, les suggestions sont des propositions pour pallier les répétitions, les non-sens, des incohérences etc., tout ce que vous n'êtes plus en mesure de repérer dans votre manuscrit car vous le connaissez trop intimement. L'idée ici est non seulement d'avoir une écriture parfaite, mais aussi et surtout d'avoir un manuscrit vraiment abouti.