Beaucoup de romanciers ont recours à un accompagnement littéraire, comme beaucoup d’individus ont recours à des psychologues, des coachs sportifs, etc. Le principe est, dans ses fondements, le même que pour n’importe quel autre accompagnement : vous aidez à réussir ce que vous avez décidé d’entreprendre, ni plus, ni moins.

L’accompagnement est difficile à définir précisément car il peut prendre de multiples formes, selon les auteurs, leur discipline, leur rythme et bien évidemment leur disponibilité, en plus de leur vie quotidienne, pour écrire.

J’ai, par exemple, accompagné une personne qui avait fini une première version, mais qui ne voulait pas retravailler son manuscrit seule. Nous avons donc échangé tout le long de son travail de réécriture. Elle écrivait, je relisais, je soumettais des avis ou des axes, nous en discutions, et bien sûr, elle tranchait, en fonction de ce qui lui semblait en résonance avec son travail d’écriture.

Mais j’ai également accompagné une autre personne qui n’avait jamais écrit de sa vie et qui voulait se lancer dans un premier roman. Là, nous avons beaucoup travaillé sur l’intrigue, la construction des personnages, le style qui était celui de l’auteur.

Enfin, j’ai aussi la chance d’accompagner un auteur aguerri pour son quatrième roman. Nous avons davantage travaillé sur l’originalité de ce texte par rapport aux autres, tout en gardant une signature qui est la sienne.

À chaque fois, les façons de faire ont différé. Certains écrivains aiment un rendez-vous fixe, toutes les trois semaines par exemple. D’autres peuvent me voir beaucoup de fois pendant deux mois puis disparaître dans une phase d’écriture solitaire pendant des semaines, avant de réapparaître. À chacun sa façon de faire, je n’ai pas de cadre établi pour laisser la chance à notre duo de trouver son propre tempo. L’important, c’est que je sois là pour votre manuscrit, tout en vous rendant autonome et confiant. À aucun moment je ne me substitue à l’auteur ni n’impose une voie de travail.